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Revue de presse : Lutte contre l’alcoolisme

Comment l’alcool en excès agit-il sur notre organisme ? Comment l’État s’investie pour lutter contre l’alcoolisme ?

L’alcoolisme est l’addiction à l’alcool, elle n’est pas précisément quantifiée par définition mais elle est définie comme un manque des effets que l’alcool provoque, une dépendance à cette boisson qui n’est pas contrôlable. La population ne sait pas réellement qu’elles sont les recommandations concernant la consommation d’alcool et à partir de quel moment elle est dangereuse. En novembre 2019, la décision du gouvernement de ne pas soutenir l’opération “Janvier sec” a fait polémique auprès des acteurs de la santé publique.

            L’alcool ou encore l’éthanol ou l’alcool éthylique est une molécule qui a des effets néfastes dans le corps. Il est calorique 7 kcal/g d’éthanol, sachant qu’un verre standard contient 10g d’éthanol. Mais il est considéré comme “calories vides” car il n’a pas d’utilité à l’organisme, il n’est pas nutritif.

           Les recommandations sur la consommation d’alcool de Santé publique France sont : de consommer maximum 2 verres standards par jour et pas tous les jours. En Europe, 4 à 6% des énergétiques journaliers se fait avec l’alcool. En 2017, Santé publique France montre que 23,6% des personnes entre 18 et 75 ans dépassaient les repères de consommation. Et qu’actuellement la France est classé sixième pays le plus consommateur d’alcool au monde sur 34 pays de l’OCDE. Certes il y a une baisse de la consommation quotidienne d’alcool mais une forte augmentation des alcoolisation ponctuelles importantes mensuelles (API).

           L’excès d’alcool a beaucoup d’effets néfastes sur notre organisme. Il perturbe le stockage des graisses notamment une catégorie qui sont les triglycérides. Un excès en triglycérides augmente les risques de survenu de maladies cardiovasculaires.

La consommation excessive d’alcool agit aussi sur la faim, elle peut ouvrir l’appétit, ce qui engendre soit une augmentation des prises alimentaires, le plus souvent des aliments sucrés, gras (la malbouffe) donc tendre vers une surcharge pondérale. Mais elle peut aussi diminuer l’appétit, donc mener à une perte de poids. Souvent des problèmes financiers surviennent avec la forte consommation d’alcool qui est responsable de la qualité de l’alimentation. Du fait de la baisse des prises alimentaires et de la qualité et avec l’influence de l’alcool sur l’organisme, on retrouve très souvent des carences alimentaires notamment en vitamines (groupe B) et minéraux (fer, magnésium). Ces vitamines et minéraux sont essentiels au bon fonctionnement de l’organisme.

           L’alcool n’agit pas seulement au niveau nutritionnel mais aussi psychique. L’alcoolisme est souvent associé à des troubles du comportement notamment un état émotionnel instable (dépression, anxiété, mal-être, agressivité, regard des autres…). Ces troubles sont d’autant plus importants lors de l’arrêt de l’alcool, donc en sevrage. Il y a l’état de manque physique qui influe sur l’état psychique, que l’on appelle le “delirium tremens”. Ce manque est souvent compensé par l’alimentation avec un désir pour les produits sucrés puisqu’ils agissent au niveau des neurotransmetteurs et hormones que l’alcool. Ainsi, il y a plus de risques d’avoir un transfert d’addiction dont les troubles du comportement alimentaire (TCA). 

Le sevrage est un soin où il est important d’être accompagné, surtout par un médecin, un psychologue et une diététicienne. Pendant le sevrage, il est possible d’avoir une prise de poids par hyperphagie (consommation importante et non maitrisé de nourriture) compensatoire de la consommation d’alcool. Ce qui peut engendre d’autres troubles métaboliques par la suite (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires).

La difficulté dans le sevrage n’est pas forcément l’arrêt mais de ne pas rechuter. C’est pour cette raison qu’il est important d’être suivi médicalement en suivant les conseils à la sortie de la cure. Surtout qu’actuellement nous vivons dans une société où tout est fait pour inciter à la consommation d’alcool et où l’alcool est normalisé. Ainsi, l’alcoolisme est un sujet tabou. La preuve en est que le “Janvier sec”, un mois sans alcool qui s’est déroulé en janvier 2020, a été très mal vu par la filière viticole et non soutenu par l’État.

           En novembre 2019, le Président de la République Française, Emmanuel Macron, lors d’un déjeuner avec des membres de la filière viticole, a dit ne pas soutenir l’opération “Dry January” traduit “Janvier sec”. Cet évènement avait pour but de faire diminuer la consommation d’alcool des personnes, les sensibiliser aux risques liés à l’alcool et s’ouvrir sur leur relation avec l’alcool et cela pendant un mois. Cette décision n’a été pas accueillie positivement par tout le monde, notamment les acteurs de la santé publique (associations, Fédération anti-addiction). Ces derniers et les médias dénoncent que Mr le Président a cédé au lobby du vin. Nous savons que le vin est un alcool très apprécié des français, ainsi un revenu important pour les viticoles, qui se sont réjouis des dires du Président.

Ainsi, la Fédération anti-addiction s’est réunis pour mener seule leur propre campagne, qui a sensibilisé une petite partie de la population qui n’a absolument pas bu d’alcool le mois de Janvier.

Normalement, cet évènement était sur la base du volontariat mais certains l’ont compris comme une obligation si cela aurait été soutenu par l’État, donc cela en a révolté plus d’un. Comme Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation qui “préfère la modération toute l’année que l’interdiction et la prohibition un mois de l’année” (RTL).

            Le fait de voir négativement ce mois sans alcool que ce soit par le ministre de la Santé ou par des présentateurs d’informations (RMC, les Grandes Gueules : Il n’y a pas de mois sans alcool en janvier : la victoire des lobbies ?), n’y a-t-il pas déjà une forme d’addiction au plaisir que procure l’alcool ? Savent-ils vraiment ce qu’est l’alcoolisme ?

Ainsi l’alcoolisme est bel et bien une maladie, une addiction, nocive pour l’organisme. Il faut se rendre compte de son rapport avec l’alcool et s’est en faisant quelques semaines sans alcool que l’on peut réellement observer la dépendance ou non. Ce mois sans alcool aurait pu être très bénéfique pour la santé de la population mais le Président a choisi de soutenir la filière viticole car “le vin est le domaine réservé du Président.” (RTL, Mois sans alcool : Emmanuel Macron a-t-il cédé face au lobby du vin ?).  Cela dit pour les personnes alcooliques, il est déconseillé d’arrêter l’alcool du jour au lendemain puisque cela induit un état d’agitation avec fièvre, tremblements, onirisme et trouble de la conscience, propre à l’intoxication alcoolique, le “delirium tremens”. (Zacher Gábor: Le mois de novembre sec peut également causer de graves problèmes.”)

Y aurait-il d’autres actions préventives contre l’alcoolisme ? Pour le moment nous ne savons pas.